Quand vous vous confiez en Dieu, vous apprenez à voir d'autres proportions dans la dure réalité

Thème: /
Thema:
Quand vous vous confiez en Dieu, vous apprenez à voir d'autres proportions dans la dure réalité /
Vertrouwen op God, leert je andere verhoudingen in een harde werkelijkheid zien
Texte: /
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Nombres 13: 27 - 14: 9
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Nombres 13: 27 - 14: 9 /
Numeri 13: 27 - 14: 9
Par: /
Door
Past. B. van Veen (pasteur de l'Eglise réformée -libérée- à Lisse-Voorschoten) /
Ds. B. van Veen (predikant van de gereformeerde kerk vrijgem. Lisse-Voorschoten)

Traduction: /
Vertaling:

Traducteur: / Vertaler: J. Folkersma, Mariënberg, Pays-Bas
A l'origine, version neérlandaise: / Original Dutch version:
Num13v27 - Jozua en Kaleb (Deel 1: Durf je nog?)

Tenu à: /
Gehouden te:

A l'origine, le sermon a été prononcé en neérlandais à Lisse et Voorschoten, le 16 juillet 2000
Originally delivered in Dutch at Lisse and Voorschoten on 16 July 2000

Suggestion pour l'Ordre des Services / Aanwijzingen voor de Liturgie

Lire: Nombres 13 - 14: 9
Texte: Nombres 13: 27 - 14: 9

Chanter: Quelques versets dans les psaumes suivants:
Psaume 95
Psaume 91

Eglise de notre Seigneur Jésus-Christ,

Osez-vous encore continuer? Pendant combien de temps persévérez-vous à croire à Jésus-Christ, à vivre d'une autre façon que bien d'autres et à vous donner à une paroisse de Jésus-Christ?
Parfois vous perdez vraiment courage. Vous pouvez vous demander: « Quel but poursuis-je? » Vous vous sentez souvent déçu par tant d'événements. Dans la société et dans l'entreprise où vous travaillez, vous pouvez vous sentir comme une personne qui ne fait pas partie du groupe. Vous vivez des jours difficiles qui peuvent vous paralyser. Par exemple, vous avez du chagrin parce qu'un bien-aimé est tout à coup décédé. Cela peut évoquer tant de questions. Alors, vous pensez: « Quel est le sens de tout cela? » Dans votre paroisse, il arrive parfois des choses dont vous sentez: mais cela n'était pas l'intention de Dieu! Suis-je peut-être sur une fausse piste? Vous pourriez bien en arriver à vous dire: « Je ferai mieux d'abandonner l'Eglise. »
Nous pouvons être une Eglise de Jésus-Christ. C'est déjà au premier siècle qu'il a envoyé à ses Eglises des lettres convaincantes dans lesquelles il les a encouragées à ne pas perdre courage. Dans ces lettres, Jésus nomme beaucoup de choses qui vous peuvent décevoir, paralyser et irriter. Dans un certain nombre de lettres, Jésus rappelle l'histoire que nous venons de lire dans le livre des Nombres. Il le fait non seulement pour avertir mais aussi pour stimuler.
Quel est le sens de cette histoire pour vous, pour toi et pour moi? Nous écoutons l'appel de Josué et de Caleb, une minorité qui ose s'opposer à une majorité. Qu'est-ce qui les prend? Comment est-il possible que ces deux personnes qui ont vu les mêmes choses que les dix autres, racontent une tout autre histoire? Les deux espions ont foi en l'avenir tandis que les dix autres perdent courage.

L'idée directrice de ce sermon est:

Quand vous vous confiez en Dieu, vous apprenez à voir d'autres proportions dans la dure réalité

  1. La dure réalité
  2. Le Dieu fort

1. La dure réalité

Les douze envoyés sont revenus. Ce ne sont pas les premiers venus. Ce sont des personnalités, un seul homme de chaque tribu, sauf de celle de Lévi. Deux hommes ont été choisis de la tribu de Joseph. Ce sont tous des chefs israélites, des responsables. Ils sont capables de diriger. Ce qu'ils racontent est de haute importance. La première nouvelle est incroyable. Le pays que le Seigneur vous a promis est prometteur. Regardez, une grappe de raisin, des grenades et des figues!
Mais il y a un seul problème... C'est un pays excellent. Seulement, nous n'y entrerons pas. Dieu nous l'a promis, c'est vrai. Mais ce n'est pas à portée de la main. Reconnaissez-vous cela? Vous entendez de grandes promesses précieuses dans l'église. Mais il vous semble impossible d'obtenir les choses promises. Combien de gens n'ont pas entendu parler de la Bible. Ils ont parfois lu eux-mêmes dans la Bible et ils ont peut-être assisté à un culte lorsqu'ils étaient enfants. Que de promesses: un nouveau monde, un nouveau ciel et une nouvelle terre. Quel homme bien pensant n'aimerait pas vivre là? Tout est parfait! Puisque nous désirons vivre!
Comment est-il possible que tant de gens abandonnent la foi. D'autres objectifs paraissent plus importants: une vie pour nous-mêmes, jouir surtout de la vie dans ce monde, ne pas tenir compte du tout de commandements de Dieu. Comment se fait-il? La vie d'un croyant est-elle peut-être trop lourde? Est-ce que Dieu nous assigne une tâche impossible. Il promet quelque chose de beau, mais vous n'obtenez pas ce que Dieu a promis. Vous ne tenez pas bon.
Est-il trop difficile? On rencontre cette idée dans notre texte. C'est trop pour le peuple. Caleb, l'un des douze envoyés s'écrie encore: Pas de panique! Allons-y! Nous nous emparerons de ce pays. Nous en sommes capables! Nous vaincrons! Mais il semble que le peuple n'entend pas sa voix. De plus en plus d'Israélites changent d'avis et ils manifestent leur opinion. Les troubles augmentent. On souffle la discorde. Et à quel point! On propage de faux bruits. La description de la dure réalité du pays imprenable que le Seigneur leur a promis passe toute mesure. On en fait tout un monde. On ne peut qu'en voir de toutes les couleurs dans le pays promis. C'est un pays qui dévore ses habitants, c'est à dire: la guerre y règne continuellement, il faut toujours prendre garde. Bien que vous ayez un jardin magnifique, le voisin peut constamment être prêt à vous abattre à coups de gourdin. Il est évident que notre vie est toujours en danger.
Quels hommes habitent dans ce pays? Ce sont tous des géants. Il paraît qu'il y avait en effet des hommes qui étaient de grande taille. On les nommait: les descendants, les fils d'Anac. Par ces fils on peut entendre des tribus entières. Il est possible que le sens du mot Anac soit: un long cou. Cet homme était plus grand que les autres et c'est également le cas chez ses descendants. Mais ici ils ont des dimensions énormes. Par rapport à eux nous nous sentions comme des sauterelles et c'est bien l'impression qu'ils devaient avoir eux-mêmes de nous. Nous nous demandons: comment les espions savent-ils cela?
Imaginez-vous: de pareilles géants. Il est compréhensible que le peuple soit saisi d'une très grande peur. Les gens d'Israël écoutent les dix espions. Ils passent une nuit blanche. Ils pleurent. Le lendemain, le peuple prend une résolution ferme. Nous ne voulons pas absolument continuer notre route! Toute cette entreprise dans la direction du pays que Dieu a promis c'est un drame horrible. Nous voulons un autre chef et ensuite nous retournerons en Egypte sous sa conduite!
Qu'est-ce qui se passe à ce moment-là? Faites attention à l'évolution de l'incrédulité et du péché dans cette histoire. Et découvrez quelle est, au fond, la dure réalité. Ils sont dans l'angoisse. Le peuple a insisté auprès de Moïse pour envoyer des espions. Peut-être, l'angoisse a même joué un rôle très important lorsqu'ils lui ont demandé cela. Dans le livre du Deutéronome, Moïse raconte que le peuple lui a demandé d'envoyer des espions. Moïse le voulait bien. Le Seigneur lui-même l'a approuvé. Dans ce chapitre nous lisons que Dieu donne l'ordre à Moïse. Selon toute apparence, ce n'est pas pour rien que Moïse demande d'apporter des fruits. Moïse ne peut voir le pays derrière les montagnes, mais il est sûr que le pays est excellent. Dieu l'a dit, donc c'est vrai. Apportez des fruits et ils sont la preuve que Dieu réalise la promesse qu'il a faite. Si ce pays est excellent, Dieu continuera à nous aider. Cela peut inspirer confiance.
On montre cette grappe de raisin énorme et les autres fruits à tout le monde. Mais cela n'inspire pas confiance. Le peuple est angoissé. On dirait qu'on ne voit pas les fruits. Il n'est question que de l'angoisse! En plus, il y a aussi le mensonge: beaucoup d'exagérations dans ce qu'ils disent et ces méchantes rumeurs. Ce sont des récits tissés de mensonges. Le mensonge est un instrument efficace que de diable, le grand adversaire de Dieu, utilise pour détourner de la foi les membres du peuple de Dieu. Il s'appelle le père du mensonge. Ce sont les mensonges que l'on écoute et ils déteignent sur les hommes. Les mensonges sapent la foi et la confiance.
Cet adversaire ne l'essayerait-il pas actuellement? Est-ce qu'il est de la plus haute importance qu'on soit chrétien? Pourquoi se donner à la cause de Jésus-Christ? Il y a d'autres choses qui sont plus intéressantes et plus amusantes. Et cette Eglise, vous vous en fichez complètement. Faites attention à ces chrétiens. Est-ce que ce sont de telles gens formidables? Vous n'avez quand même rien à faire dans l'Eglise. Croyez-vous vraiment que Dieu veuille s'occuper de l'Eglise? Le diable est tellement rusé. Il use de questions, de suggestions, de mensonges.
Ensuite, à la frontière du pays promis, le peuple va s'en prendre violemment à Dieu. Violemment! Pourquoi le Seigneur nous conduit-il dans ce pays? Nous y mourrons dans des combats, nos femmes et nos enfants feront partie du butin des vainqueurs. Ne vaudrait-il pas mieux pour nous retourner en Egypte?
Le peuple pose une question qui commence par le pourquoi. Pourquoi est-ce que Dieu agit de cette manière. Pourquoi le Seigneur nous conduit-il dans ce pays? C'est une bonne question! Il est permis de demander à Dieu le pourquoi d'une chose. Mais il y a une condition: quelle question sera posée. La Bible est plein de questions, par exemple dans bien des psaumes. Cependant, dans ce chapitre, on ne pose pas une bonne question. Le peuple lui-même donne une réponse à sa propre question. On détermine ce que Dieu doit répondre. Et quelle réponse! Dieu veut nous détruire. Ils osent le dire du Dieu qui, jour et nuit, s'occupe d'eux et manifeste un grand amour.
Ils vont encore plus loin. Nous voulons un autre chef et nous voulons retourner en Egypte. Moïse était le chef au nom de Dieu. Dieu était le vrai Chef. Il s'était mis à leur tête dans cette colonne de fumée. Donc ils repoussent entièrement Dieu. C'est la dure réalité. La révolte est complète. Elle rend le peuple totalement aveugle. Ils ne voient pas Dieu qui les avaient libérés d'Egypte et qui a fait sentir: vous n'avez plus à être des esclaves; vous n'avez plus à craindre les coups de fouet des Egyptiens. Je veux vous donner la liberté. C'est Dieu qui les avait gardés par des prodiges et des miracles dans le désert, où personne ne peut survivre. Il fit pleuvoir sur eux de quoi manger, la manne; à son peuple il donna le pain venu du ciel. Le Seigneur leur a donné de la viande à manger. Pour ainsi dire, la viande leur tomba dans la bouche.
Seigneur, merci beaucoup. Nous aimons mieux retourner en Egypte. Retourner en Egypte? Qu'est-ce qui se passe ici? Pierre a écrit sur cette situation dans sa deuxième lettre quand il parle de croyants qui retournent à la vie sans Dieu. Des croyants qui abandonnent la foi. Ce qui leur est arrivé prouve la vérité du proverbe qui déclare: « Le chien retourne à ce qu'il a vomi (ce n'est pas un image frais) et « Le cochon qui vient d'être lavé va de nouveau se rouler dans la boue. » ( 2 Pierre 2: 22)
Faites attention à ce qui se passe successivement: il y a de l'angoisse excitée par des mensonges; le peuple accuse Dieu et refuse de l'écouter. Au commencement, ils ont peur des puissances dans le pays promis, mais ils ont fini par se révolter directement contre Dieu. Au début, le peuple n'a pas respecté Dieu, mais ensuite ils ne l'ont regardé même pas du tout. Quelle est la dure réalité à ce moment-là? Est-ce le pays de Canaan derrière les montagnes ou est-ce le peuple d'Israël devant la frontière? Moïse et Aaron se rendent compte de la gravité de la situation et ils se jettent le visage contre terre. Ils ne s'évanouissent pas. C'est une attitude de prière. Moïse n'a-t-il rien dit? Dans le livre du Deutéronome on peut lire qu'il était profondément ému lorsqu'il a lancé un appel au peuple. Il a dit entre autres: Dieu vous a portés, comme un père porte son enfant tout au long du voyage qui vous a amenés en ce lieu. Dieu nous a portés.
Maintenant nous sommes arrivés au moment où Moïse se tait. Il s'en remet à Dieu qui juge avec justice. Il se jette le visage contre terre. C'est une attitude de prière. Probablement, Moïse a le visage vers le tabernacle du témoignage, la tente de la rencontre. La situation est très critique. Josué et Caleb se mettent du côté de Moïse et Aaron et ils voient aussi la dure réalité. Ils déchirent leurs vêtements en signe de tristesse et de deuil. Cela devient dangereux. Pourquoi? Avez-vous lieu d'avoir peur? Mais qui est-ce que vous craignez? Ne vous faudrait-il pas être bouleversé du Seigneur? Puisqu'il est plus puissant que le plus grand géant et plus grand que les plus grandes difficultés que vous pouvez avoir dans votre vie. Il a plus de réponses que vous pouvez poser des questions.
Jésus le dira des siècles plus tard de cette manière: « Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme; craignez plutôt Dieu qui peut faire périr à la fois le corps et l'âme dans l'enfer. C'est ce que Jésus a dit. Qui est-ce qu'il faut craindre; envers qui faut-il avoir du respect? Il dit cela au moment où il envoie le douze disciples pour la première fois en Israël comme témoins du Royaume, du nouveau pays promis. A ce moment-là, Jésus dit à ses « espions », c'est à dire à ces témoins oculaires du nouveau Canaan: « Songez-y bien, ne l'oubliez jamais: vous n'avez pas besoin d'avoir peur de ce que vous voyez, mais regardez Dieu qui mérite beaucoup plus de respect. »
Ici, cela compte aussi. Josué et Caleb se trouvent face à face avec la dure réalité de l'incrédulité. Ils n'ont pas l'air craintifs. Il y a une multitude nombreuse en face d'eux. Le peuple ne regarde pas aimablement. Les pierres sont déjà prêtes. Tout le peuple parle de lancer tout à l'heure des pierres à Josué et à Caleb pour les tuer. Ces deux hommes voient des gens qui les menacent de crainte de ce qu'ils n'ont pas vu. Puisqu'ils n'ont jamais regardé derrière les montagnes, excepté les dix espions. Mais Josué et Caleb ont regardé le pays. Ils ont vu le pays magnifique et également les hautes murailles et ces géants. Maintenant ils voient des gens en face d'eux. Tout porte à croire que ceux-ci ont la ferme intention de leur faire du mal. Et pourtant n'ont-ils pas peur? Non, car ils voient davantage.

2. Le Dieu puissant

De nouveau, ils ne tarissent pas d'éloges sur le pays que Dieu a promis. C'est un excellent pays. En plus, nous y entrerons! Comment? Si le Seigneur nous est favorable, Il nous conduira dans ce pays et nous le donnera. Un pays qui regorge de lait et de miel.
Si Dieu nous est favorable. Jusqu'ici Dieu a toujours fait voir qu'il nous aime. Pour nous, Dieu a ouvert un passage à travers la mer Rouge. En cours de route, il nous a donné de la nourriture. Quels signes d'amour Dieu a toujours faits. Nous les avons vus de nos propres yeux. Il nous a été favorable! Il nous aime! Jusqu'ici, le Seigneur a toujours dit qu'il nous conduira dans ce pays et nous le donnera. Dieu a répété sa promesse lorsqu'Il a donné l'ordre de choisir de chaque tribu un homme parmi les responsables pour explorer le pays. « Le pays que je donne aux Israélites », a dit le Seigneur. (verset 2)
Entendez-vous cela? C'est Dieu qui le donne! Il ne dit pas: « Je vous conduis près de la frontière du pays et maintenant prenez garde d'y entrer vous-mêmes. » Non, Dieu le donne! Savez-vous qu'aujourd'hui Dieu qui prend soin de nous est toujours le Dieu qui donne? Nous pensons très souvent: Il nous faut le faire nous-mêmes. Nous faisons nos projets d'avenir, nous considérons les possibilités, les impossibilités, le pour et le contre et les résistances. Nous voyons nos forces et nos chances. Nous rendons-nous compte du fait que nous avons un Dieu qui peut donner plus que nous pouvons imaginer? Savez-vous qu'il existe un Dieu qui peut donner des solutions qui dépassent tout ce que vous pouvez imaginer. Savez-vous qu'il peut donner des solutions que vous n'avez pas prévues? Tout à coup, Dieu peut créer une tout autre situation dans une église, dans votre famille, dans votre vie personnelle. Rendez-vous compte que Dieu peut donner des forces que vous ne connaissez pas de vous-même? Parce que Dieu veut les donner. Ou est-ce que notre Dieu est peut-être un dieu qui, pour ainsi dire, signe nos solutions, nos projets et les affaire en quoi nous avons foi? Dieu ne signe pas tout ce que nous avions imaginé.
Dieu donne beaucoup, mais il ne le fait pas automatiquement. Josué et Caleb s'en rendent très bien compte. Si Dieu nous est favorable... Maintenant, la tension commence à monter. Est-ce que Dieu peut se réjouir du peuple qu'il voit à ce moment? Peut-il se réjouir d'un peuple qui est fâché contre lui et qui a peur des géants? Est-ce qu'il peut se réjouir de ses enfants qui l'ignorent, qui veulent un autre chef, qui ont retiré toute leur confiance à lui? Est-que Dieu peut se réjouir d'un tel peuple? Aussi est-il, tout d'abord, nécessaire qu'ils changent d'attitude à l'égard de Dieu. Seulement, ne vous révoltez pas contre le Seigneur. On peut avoir peur, on peut se demander: comment se tirer d'embarras; on peut être envahi par le chagrin. On peut le dire au Seigneur, on peut même appeler, crier au secours: Seigneur, mon Dieu, venez à mon aide! Seulement, rendez-vous toujours compte du fait à qui vous parlez. Ne vous imaginez jamais que vous pouvez demander des comptes à Dieu. Alors, vous donnez une idée fausse de la grandeur infinie et de la gloire de Dieu. Alors, vous ne comprenez plus qui est Dieu. Alors, vous ne pouvez plus l'entendre et le découvrir. Alors, vous ne pouvez plus vivre avec lui.
Ne vous révoltez pas contre le Seigneur. Commencez par vous tourner vers Dieu comme son enfant obéissant en toute humilité et avec respect. Seigneur, je n'y comprends rien, mais je voudrais vous le dire. Vous êtes beaucoup plus grand que moi; je suis très petit. Si vous finissez par faire cela et que vous vous mettiez à genoux devant le Seigneur et que vous continuiez de confesser qu'il est beaucoup plus grand, il arrivera beaucoup plus de choses.
Alors, il y a les possibilités de changer d'attitude à l'égard des problèmes. Dans le cas présent: n'ayez pas peur des habitants de ce pays; nous n'en ferons qu'une bouchée. Ils n'ont plus d'ombrage pour les couvrir, tandis que le Seigneur est avec nous. Ne les craignez donc pas.
L'Eternel est avec nous! Oui, pour Josué et Caleb il était facile de dire cela. Les promesses qu'ils avaient reçues étaient si concrètes: je vous conduirai dans ce pays; Je vous le donnerai! Le Seigneur est avec nous! Je ne peux le dire comme ça! Le Seigneur est avec nous; au cours de l'histoire, cette confession a été abusée des projets que Dieu a absolument désapprouvés. Dieu ne sert pas de marchepied à nous. A plusieurs reprises, les Israélites l'ont éprouvé au cours de sa propre histoire. Qu'est-ce que Dieu nous a promis? Un nouveau ciel et une nouvelle terre. C'est vrai. Mais qu'est-ce qu'il nous a promis dans le temps présent? Jésus a dit avant de monter au ciel: Je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. Jésus dit cela à ses disciples, qui feront des hommes de toutes les nations ses disciples. Il est très important que vous êtes disciples de lui, qu'il est le premier. Cela signifie que vous voulez toujours lui obéir. Seigneur, qu'est-ce que vous voulez que je fasse?
Nous pouvons être membre d'une Eglise de Jésus Christ. Et nous le resterons s'il est toujours le premier dans l'Eglise. Alors, nous pouvons savoir que c'est Jésus lui-même qui nous tient fermement. « Les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre mon Eglise » (Matthieu 16: 18), a dit Jésus. De nouveau, une promesse.
Si vous voulez vivre pour lui et vous passionner pour son Eglise (bien que vous ne sachiez si elle continue à exister dans la ville ou dans le village où vous menez une vie active), vous pourrez être certain que ce n'est jamais pour rien. Celui qui vit comme un disciple de Jésus peut être sûr que Jésus est avec lui ou avec elle!
Dans sa première lettre aux Corinthiens, Paul rappelle cet événement dans le désert. (1 Corinthiens 10) Il dit: « Par conséquent, celui qui pense être debout doit prendre garde de ne pas tomber. (N'allez pas placer votre confiance en vous-mêmes. ) Les tentations que vous avez connues ont toutes été de celles qui se présentent normalement aux hommes. Dieu est fidèle à ses promesses et il ne permettra pas que vous soyez tenté au-delà de votre capacité de résistance; mais, au moment où surviendra la tentation, il vous donnera la force de la supporter et, ainsi, le moyen d'en sortir. (voir 1 Corinthiens 10: 12-13)
Voilà une promesse. Nous connaissons des tentations, des scandales, des faits qui nous entraînent à pécher et des difficultés. Quand vous vous trouvez parmi ces choses, vous pensez: Je ne m'en sors plus. C'est exact, dit Paul, vous ne vous en sortez pas du tout. Dieu donnera le moyen d'en sortir. Comment se fait-il parfois que je ne sache plus où je suis. Le moyen d'en sortir n'est pas encore à portée de mes possibilités. Le plus souvent nous mettons notre confiance, au fond, dans ce que nous croyons déjà posséder nous-mêmes. Dieu demande de mettre notre confiance dans ce qu'il nous donne. Le cadeau est en route. Il est très difficile de l'attendre, n'est-ce pas? Tous les jours, vous guettez le facteur. Apporte-t-il déjà le cadeau qu'on m'avait promis? Dieu fait ce qu'il a promis. Dieu est pour nous un Dieu qui sauve: lui, le Seigneur dispose des moyens de nous délivrer, de sortir des problèmes. Continuez de guetter.
Si vous mettez de cette façon votre confiance en Dieu et que vous gardiez les yeux fixés sur lui, vous verrez d'autres choses. Josué et Caleb ont vu cela. Ils gardaient les yeux fixés sur Dieu et ils voyaient la réalité. Ce n'est pas conforme à la réalité que les autres espions croyaient voir. Ceux-ci disaient: nous sommes à leurs yeux comme des sauterelles.
Mais Josué et Caleb disent: C'est du gâteau pour nous! Un gâteau? Avez-vous peut-être peur d'un gâteau, d'une chose facile?
Pour quelle raison est-ce que nous disons cela? Ils n'ont plus d'ombrage de les couvrir. Ils sont comme des gens qui n'ont nulle part de place à l'ombre dans la chaleur caniculaire du soleil. Qui est-ce qui doit les protéger?
Eh bien, Josué et Caleb, vous avez bien vu vous-mêmes qu'il y a des villes très grandes et bien fortifiées. Elles ont de grandes et hautes murailles. Personne ne peut s'emparer de ces villes. Sans ombre et sans protection?
Oui, sans protection. Ne disent-ils pas cela par fanfaronnade? Josué et Caleb, avez-vous les deux pieds sur terre? Nous rencontrons ces deux hommes plus souvent. Josué, le chef, qui va se mettre à la tête du peuple quand ils s'empareront du pays. 45 ans plus tard, nous entendons parler davantage de Caleb. Alors, il a 85 ans. Ecoutez ce qu'il dit.
« Pourtant je suis toujours aussi vigoureux que lorsque Moïse m'a envoyé en exploration. J'ai autant de forces qu'alors, que ce soit pour la guerre ou pour toute autre activité. » (Josué 14: 11) L'entendez-vous? Il a déjà 85 ans. Je suis aussi vigoureux que lorsque j'avais 40 ans. Dites-vous aussi cela? Il dit à Josué, que le moment n'est pas encore venu de prendre sa retraite. J'ai encore quelque chose à faire. « Maintenant donc, attribue-moi la région montagneuse que le Seigneur m'a promise en ce temps- là. » Je t'ai alors indiqué que les descendants d'Anac y vivent dans des villes grandes et bien fortifiées. Caleb demande la région la plus redoutable, la région où vivent les descendants d'Anac dans des villes grandes et bien fortifiées. J'y vais.
Quel homme est-ce? Est-il macho? A ce moment-là, il dit encore davantage: l'Eternel sera peut-être avec moi et je les chasserai, comme l'Eternel a dit. Si le Seigneur est avec moi, et s'il m'aide, dit-il. Voilà son secret. Le Seigneur me donne la force et c'est pour cela que je suis aussi vigoureux que lorsque j'avais 40 ans. C'est grâce à lui que j'ai la même force. Comment cela s'est-il terminé? « Caleb en chassa les trois fils d'Anak: Chéchaï, Ahiman et Talmaï, enfants d'Anak. » (Josué 15: 14) Ces villes grandes et bien fortifiées et ces géants n'étaient pas invincibles.
Caleb est-il si particulier? Josué et lui ont-ils peut-être plus de culot que les autres? Ce qui frappe le plus c'est qu'ils font un choix que les autres ne font pas. Un choix que le Seigneur lui-même précise de cette façon: comme mon serviteur Caleb a été animé d'un autre esprit et m'est resté fidèle. (Nombres 14: 24) Caleb a une autre mentalité. Aujourd'hui nous disons: c'était une mentalité spirituelle; l'Esprit de Dieu lui-même l'a aidé. Caleb a fait un autre choix. Alors, qu'est-ce qu'il a fait?
« Il a pleinement suivi ma voie; il m'a suivi », dit Dieu. Cela caractérise un croyant qui met seulement son confiance en Dieu.
Quand on pense à un héros, on pense souvent à un personnage qui marche en tête, qui se montre audacieux. Mais un héros dans la foi suit Dieu. Le Seigneur est comme le guide. Dans ce sens on ne marche pas du tout en tête, on suit. On voit marcher en tête une autre personne qui est beaucoup plus puissant que vous. C'est notre Seigneur. Croire est suivre. Jésus a aussi fait remarquer cela à ses disciples. Jésus les invite à le suivre. Ce n'est pas facile. Dans l'Evangile selon Matthieu, Jésus dit: quand vous me suivez, cela pourra signifier de nombreux chagrins dans votre vie, des ennuis dans votre famille, bien des contretemps, passer par une vallée obscure. Mais il dit aussi: « Je vous le déclare, c'est la vérité: quand le Fils de l'homme sera assis sur son trône glorieux dans le monde nouveau, vous les douze qui m'avez suivi vous serez également assis sur des trônes pour juger les douze tribus d'Israël. »
Suivre Jésus signifie: après que nous avons parcouru un long chemin, il y aura un avenir royal. Jésus est passé par la vallée de l'enfer, la vallée la plus obscure. Il n'est plus nécessaire que nous passions par cette vallée. Suivre Jésus peut entraîner de la souffrance.
Si vous suivez Jésus, vous entrerez dans le Royaume de Dieu, dans le pays que Dieu a promis. La nouvelle terre est à portée de la main quand vous suivez Jésus. Peut-être vous pensez: « J'aimerais avoir une foi aussi grande que celle de Josué et de Caleb; je voudrais être aussi courageux qu'eux. » Entendez l'appel de Josué et de Caleb. Ils ne veulent pas se distinguer des autres. A plusieurs reprises, vous lisez dans ce chapitre le mot « nous ». Josué et Caleb ne pensent pas seulement à eux-mêmes, mais aussi aux autres. De cette manière, ils invitent également tout le peuple autour d'eux à se fier au Seigneur.
Actuellement, l'Evangile lance aussi un appel à tout le monde. Faites attention, il existe un Dieu qui est beaucoup plus puissant. Il n'est pas nécessaire de faire le héros. Vous n'avez qu à suivre Dieu, à se fier à lui. Vous n'avez qu'à suivre Dieu avec toute votre vie. Gardons les yeux fixés sur Jésus et tout changera.

Amen.

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